Celui qui se croit trop petit pour avoir de l'influence n'a jamais dormi avec un moustique...


FAQ

Certaines objections nous sont parfois faites, auxquelles il n’est pas inutile de répondre.

« Tout est déjà plié. La décision est déjà prise : ça ne vaut pas la peine de se bouger. »

Faux : l’appel officiel à candidatures a seulement été publié en septembre 2008 et le processus de sélection, qui ne fait que commencer, va durer deux ans, au cours desquels Liège aura la possibilité d’affiner son projet.

Quant à la décision prise par le gouvernement de la Communauté française en faveur de Mons, elle est nulle en non avenue : le règlement européen a changé depuis lors et précise explicitement qu’il n’est pas de la compétence des Etats de choisir une capitale de la culture. C’est le rôle d’un comité de sélection européen.

« L’organisation de l’évènement va ruiner la ville »

Faux, pour trois raisons :
— La part de la ville dans le budget sera minime. La Communauté française et la Région wallonne ont d’ailleurs déjà provisionné des budgets importants pour l’organisation d’une capitale européenne de la culture en 2015 (de l’ordre de 45 millions d’euros). Si Liège est choisie, ces budgets lui seront naturellement alloués.
— Rien n’oblige à se lancer dans des projets pharaoniques. Contrairement à d’autres villes qui ont investi des sommes importantes pour s’équiper d’infrastructures culturelles dont elles manquaient, Liège bénéficie déjà de très nombreux équipements : les budgets pourront donc être orientés vers d’autres priorités.
— Dans tous les cas, l’organisation d’une capitale européenne de culture rapporte énormément à la ville organisatrice : des visiteurs, des rencontres, de la notoriété, mais aussi... de l’argent. Jusqu’à 6 euros pour un euro investi. Probablement la création d’un millier d’emplois directs.

« Il aurait fallu s’y prendre beaucoup plus tôt pour avoir des chances de gagner »

Non, il est encore temps. Il reste un an pour monter la candidature. Six ans pour organiser l’évènement. C’est largement assez dès lors qu’on choisit de ne pas entreprendre la construction d’énormes infrastructures nouvelles, mais d’améliorer, rénover, mettre en valeur l’existant.

« Tous les moyens vont être captés par les grosses institutions, au détriment des associations et des petites structures »

À la différence de toutes les autres capitales européennes de la culture, le projet liègeois est porté par des citoyens, par des acteurs culturels de terrain qui connaissent et vivent la précarité des « petits acteurs ». Ce problème est pour eux un souci permanent et vécu.

Plutôt que d’acter tristement une décision qui n’a pas encore été prise, posons donc dès à présent des exigences pour que la capitale culturelle fasse une large place aux initiatives émergentes, aux collectifs d’artistes, à la culture populaire.

« La culture, c’est dès maintenant que ça se passe, il ne faut pas attendre 2015 pour s’y mettre. Il vaut mieux un peu de culture tout le temps que de tout miser sur une année »

Liège 2015 aussi, c’est maintenant qu’il faut s’y mettre. L’année 2015 ne sera que le point d’orgue d’un processus qui démarrera dès que la décision sera prise et qui produira ses effets de longues années après que la capitale européenne se soit terminée.

« Mons a « plus besoin » que Liège de la capitale européenne de la culture pour développer ses infrastructures culturelles »

Argument curieux selon lequel il faudrait choisir la ville la plus démunie, la moins riche sur le plan culturel pour être... capitale européenne de la culture. Et, accessoirement, détournement un peu léger de la procédure.



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